Synoptique de la valorisation de biogaz

La cogénération

Ce procédé consiste à utiliser le biogaz produit par la digestion dans un moteur. Ce moteur à combustion, composé d'une turbine et d'un alternateur, produit alors de l'électricité tandis que les échangeurs permettent la production de chaleur en parallèle. Ces deux énergies sont en partie utilisées pour chauffer et alimenter l'installation de production (autoconsommation). Le surplus de chaleur fourni peut servir à chauffer des bâtiments d'élevage, des habitations, des cultures sous serres ou des bâtiments communaux (écoles, piscines municipales...etc.) via les réseaux de chaleur. L'électricité produite est revendue au fournisseur local grâce à un contrat engageant le rachat sur une durée de 15 à 20 ans. 
La trigénération existe également et consiste à ajouter un cycle supplémentaire à celui de la cogénération classique afin d'obtenir des capacités de refroidissement.

Injection de biométhane

A la sortie du dispositif le biogaz comprend en moyenne entre 50% et 65% de méthane. Les autres composants sont souvent du dioxyde de carbone, du sulfure d'hydrogène, de l'eau et d'autres impuretés en quantité infimes. 
Ces impuretés et autres composés doivent être éliminés de façon à purifier le biogaz en biométhane.
Le principe de l'injection consiste à envoyer le biométhane obtenu dans le réseau de gaz naturel le plus proche (de façon à limiter l'empreinte carbone). Les possibilités d'injection doivent être étudiées en amont lors des études de faisabilité et de dimensionnement. De plus, un accord avec le fournisseur de gaz naturel doit être établi avant toute injection. Ce contrat permet notamment un contrôle de la qualité du gaz injecté ainsi que l'établissement d'un prix de rachat du biométhane fourni. Une fois l'injection réalisée le biométhane permet de couvrir toutes les utilisations du réseau de gaz naturel. 
Le dioxyde de carbone (35% à 50% du biogaz) peut également être isolé afin d'être réutilisé en industrie.

Épandage en champs

Le second produit formé par les unités de méthanisation est le digestat. Celui-ci peut être liquide, solide ou brut (matière mélangeant la partie solide et la partie liquide). L'allure de ce digestat dépend des technologies installées sur le site (voir onglet "Technologies"). Le besoin des exploitants agricoles en matières fertilisantes étant important ce digestat est destiné à être épandu sur les cultures à titre onéreux ou gracieux se conformant à un plan d'épandage. Une solution bien implantée dans le milieu consiste à récupérer les effluents d'élevage nécessaires pour la méthanisation et à rendre un équivalent en matières minérales de digestat, en fin de process. Le plus de ce dispositif est l'obtention d'une matière fertilisante non odorante.